Le 16 mai 2018, William Bogdanovic, Thomas Heng, Cédric Sun et Thien-An Tran ont participé à la finale de la 3e édition du concours Alkindi se déroulant à l’Ecole Normale Supérieure à Paris. Sur les 52 000 personnes qui ont participé au concours seulement 68 d’entre elles sont arrivées en finale réparties dans 20 équipes de 1 à 4 personnes : la meilleure équipe de chaque Académie de France métropolitaine et des DOM-TOM plus les 5 autres meilleures équipes qui ont été repêchées.

La journée a commencé à 9h30, on a pu connaître nos adversaires, des équipes de toute la France dont une venant de Guyane et une autre venant du lycée international de Boston aux États-Unis.

Entre 10h30 et 12h30, il y a eu l’épreuve finale, une épreuve de 2 heures composée d’une dizaine d’exercices, le but était de réussir le plus d’exercices, dès qu’on finit un exercice, on peut soumettre notre réponse, si elle est bonne, on peut commencer l’exercice suivant, si elle est fausse alors 5 minutes de pénalités sont ajoutées directement à notre temps. Si ça fait 30 minutes qu’on est sur un exercice, on peut demander à prendre un autre exercice mais on peut toujours revenir sur l’exercice précédent. À la fin, le barème est calculé avec le nombre d’exercices résolus par l’équipe puis le temps additionné des exercices résolus avec les malus de 5 minutes en cas de mauvaise réponse.

  
  

À la fin de l’épreuve et du déjeuner offert, on a eu le droit à des animations sur la cryptographie traitant de la protection de nos sites des hackers, du fonctionnement d’Internet et des navigateurs, de la machine Enigma de la Seconde Guerre mondiale. Un moment anecdotique car on attendait tous les résultats de ce concours !*

Arrive enfin le moment des résultats, dans l’amphithéâtre de l’ENS, le directeur de l’ENS, les 4 organisateurs du concours, la DGSE et le secrétaire d’état chargé du numérique étaient présents pour remettre les prix. On avait réussi à résoudre 4 exercices, les deux premiers dans les 10 premières minutes et les 2 derniers plus compliqués qu’on a mis entre 30 et 45 minutes à réussir. La 5e place est annoncée, 2 équipes qui sont arrivées ex-æquo en ayant réussi 3 questions. On savait déjà qu’on serait devant mais à quelle place ?

Ils annoncent la 4e et la 3e place, on sait alors qu’on est soit 2nd soit 1er, ils annoncent alors la 2nde place, ce n’est pas nous ! On a le cœur qui bat à 100 à l’heure, on a quand même une certaine peur de ne pas être dans le top 5.

Après un long discours, on attendait avec impatience l’annonce et arrive le moment : « J’ai à présent l’honneur d’annoncer ce que vous attendez tous, le 1er prix du concours Alkindi. Félicitations aux élèves du Lycée International de l’Est Parisien qui remportent le concours Alkindi ! » On a rarement été aussi content, on a réussi à battre 52000 personnes, on est les 4 meilleurs de toute la France ! On est parti sous les applaudissements prendre nos prix, j’avais les mains qui tremblaient en les prenant. A 3 minutes, on n’était pas sur le podium, William et Cédric ont réussi à trouver le dernier exercice au dernier moment ! (Thien-An)

L’épreuve du concours était difficile, et j’étais très anxieux pendant l’épreuve. Nous avons eu des moments de flottement durant lesquels nous ne pouvions pas avancer, ce qui a été très stressant, car je pensais que la plupart des autres groupes nous surpasseraient. Les activités durant l’après-midi étaient intéressantes, nous avons assisté à des présentations sur les puces électroniques et les pages internet, et leur rapport avec la cryptographie. Lors de la cérémonie de remise des prix, nous étions encore plus stressés. Mes camarades me soufflaient qu’ils étaient très anxieux.

Cette journée fut exceptionnelle. C’était déjà un honneur de pouvoir participer à cette finale, et notre victoire fut vraiment inattendue. (Thomas)

Un des moment les plus stressants de ma vie, il est temps d’appeler le premier prix et on a toujours pas appelé notre équipe, le stress est à son maximum, je retiens mon souffle… j’entends alors le nom de notre lycée, je suis soulagé mais je n’arrive pas à y croire, on a enfin gagné après autant d’efforts. (Cédric)

 

Article journal Le Point