- Vendredi 27 mars, dans le cadre du chapitre de THLP « La recherche de soi », nous étions à la Coupole du Théâtre de la Ville pour voir Un homme sans titre, un spectacle seul en scène adapté par Jean-Luc Martinelli du récit autobiographique de Xavier Le Clerc, paru aux éditions Gallimard. Dans ce texte bouleversant, le narrateur revient sur la figure de son père, né en Kabylie, émigré en France, et sur son intégration en tant qu’ouvrier du bâtiment à Mondeville, en Normandie. Le regard s’élargit à toute la famille du narrateur : sa mère et sa fratrie de 8 enfants. Le spectacle, simple, saisissant, parfois espiègle, entre en résonance avec tous les parcours d’exil en s’interrogeant sur le poids des politiques d’intégration dans les trajectoires individuelles et familiales.
- Dimanche 29 mars, dans le cadre du chapitre de 1ère HLP « L’autorité de la parole », nous avons participé au festival de théâtre antique des Dionysies (organisé par le Théâtre Demodocos et le Service culturel de la Sorbonne), en assistant à la mise en scène d’Iphigénie en Tauride : dans ce spin-off du mythe d’Iphigénie, sacrifiée en Aulide pour que la flotte grecque puisse se lancer à l’assaut de Troie, le tragédien Euripide imagine que la fille d’Agammemnon, sauvée par Artémis, est devenue sa prêtresse en Tauride (Crimée). La mission que lui a confiée Artémis consiste à préparer au sacrifice tout étranger abordant aux rivages de Tauride. Son frère Oreste, resté en Argos, reçoit quant à lui d’Apollon la mission d’aller précisément en Tauride pour dérober, dans le temple d’Artémis, la statue de la déesse. La situation, troublante, fait émerger une question : comment peut-on définir un acte pieux, quand les Dieux eux-mêmes se contredisent ?
