Le vendredi 27 mars, au Théâtre de la Ville, avec les élèves de 2de 3 et 2de 5 ainsi que quelques élèves de 1re 6, nous avons assisté à la représentation de Madame Bovary, mise en scène par Christophe Honoré. Le spectacle transpose le roman de Flaubert dans l’arène d’un cirque. Cette réécriture propose une lecture à la fois moderne et visuelle de l’œuvre, portée notamment par Ludivine Sagnier dans le rôle d’Emma Bovary.
À sa parution, Madame Bovary a été taxé d’œuvre immorale, suscitant le scandale au point de conduire Gustave Flaubert devant le tribunal correctionnel de Paris en 1857.
Cette sortie a constitué une première approche de l’œuvre, permettant aux élèves de découvrir ses grandes scènes avant l’étude, en classe, du procès fait à son roman : les motifs d’accusation et les éléments de défense.
Mercredi 8 avril, avec les élèves de 2nde 3 et 5, nous avons pu profiter au Théâtre des Abbesses de The Brain, la nouvelle création du chorégraphe Hofesh Shechter, interprétée par la compagnie junior Shechter II.
La pièce donne à voir une jeunesse en mouvement, traversée par ses pulsions, ses rêves et son besoin de faire groupe. Les danseurs déploient une énergie brute, entre fête et transe collective, très communicative.
Ce spectacle, vibrant et puissant, a offert aux élèves une découverte marquante de la danse contemporaine.
Mardi 14 avril, les élèves de 1ère HLP se sont rendus au Musée de la Chasse et de la Nature pour une visite-conférence consacrée à la relation entre l’homme et l’animal.
Cette sortie s’inscrivait dans le cadre du thème « Les représentations du monde » et a permis d’interroger la frontière entre humanité et animalité. À travers les œuvres du musée, les élèves ont découvert la diversité des statuts de l’animal : tour à tour gibier, outil, objet scientifique, figure symbolique ou compagnon domestique.
Cette immersion les a aidés à mieux comprendre l’évolution des liens entre l’homme et les autres espèces, de la préhistoire à nos jours, et d’interroger la place que nous accordons aujourd’hui à la nature et au vivant.
Dans le cadre de la Fête du court-métrage, organisée du 25 au 31 mars dans toute la France, les élèves volontaires du LIEP ont pu assister à deux séances de projection dans l’amphithéâtre du lycée, jeudi 26 mars et mardi 31 mars.
– Au programme du 1er jour, « Courts vers ta liberté », une sélection de films réalisée par l’Organisation international de la francophonie, qui entre en résonance avec le programme « Défendre et entretenir la liberté » au bac de français (1ère). Dans Warsha (Dania Bdeir), la liberté prend à l’image le sens le plus physique, pour un grutier perché sur la plus haute grue de Beyrouth : mais il s’agit aussi pour lui de préserver, via l’expérience artistique et l’imagination, sa liberté intérieure. Dans Ne réveillez pas l’enfant qui dort (Kevin Aubert), Le Diable et la Bicyclette (Sharon Hakim), et Les Tissus blancs (Moly Kane), on réfléchit sur la liberté des femmes à travers le monde, et leur droit au bonheur : liberté à disposer de son corps, libre-arbitre et liberté de pensée.
– Pour la seconde projection, les « Coups de coeur des programmateurs » de la Fête du court-métrage nous ont permis de voir dans un autre format des têtes bien connues, devant la caméra, comme derrière. Le haletant Omnibus, de Sam Karmann (Oscar du meilleur film de court métrage en 93) nous démontre que les meilleures intentions mènent parfois à de crissantes catastrophes. Dans Pour le rôle (Pierre Niney), on retrouve François Civil et Noémie Merlant dans un casting vertigineux qui évoque l’univers de Kafka. Beach Flags (Sarah Saidan) et Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux font reparaître la question du destin des femmes, et l’enjeu du sacrifice féminin. Dans Pitchoune (de et avec Reda Kateb), mise en abyme douce-amère, deux frères animateurs de spectacles pour enfants font le point : est-il possible de continuer à deux ?
En mars, et en perspective du chapitre de THLP « Création, continuités, ruptures », les élèves du LiEP ont pu découvrir des versions revisitées de Hamlet et Madame Bovary
– pour Hamlet, à l’Odéon, on retrouve le Hamlet mélancolique que chérissaient les romantiques, mais aussi un Hamlet rockeur qui chante Bohemian rhapsody dans une ultra-moderne souricière. Ivo van Hove retrouve la troupe de la Comédie-française et signe une adaptation audacieuse de la pièce de Shakespeare : dans une traduction moderne, le travail profond du metteur en scène sur le texte libère le jeu théâtral, allégé de ses monologues, dopé par des chorégraphies impressionnantes soulignées par des effets stroboscopiques.
– dans Bovary Madame, au théâtre de la Ville, on imagine qu’Emma n’est pas morte et qu’elle peut enfin raconter sa vie, en son nom propre. Christophe Honoré entreprend de déconstruire l’héroïne créée par Flaubert en transformant les grands épisodes du roman en numéros de cirque juxtaposés, dans une scénographie qui prend plaisir à citer Lola Montès de Max Ophüls, et nous permet de réexplorer cette histoire, du point de vue de la protagoniste.
C’est sur cette mise en scène électrisante que les sorties au théâtre de cette année scolaire s’achèvent… Vivement l’an prochain !
En Mars dernier les élèves ont participé à une sortie pédagogique au Consulat du Portugal. À leur arrivée ils ont été chaleureusement accueillis par la consule – adjointe, Mme Mafalda Paiva de Oliveira, qui leur a présenté le rôle et les missions du consulat et répondu aux questions des élèves.
Au cours de la visite les élèves ont découvert les différents espaces et services et compris les fonctions de chacun ainsi que leur importance pour la communauté portugaise à l’étranger. Cette immersion leur a permis de mieux saisir le fonctionnement d’une institution officielle.
L’après-midi a également été enrichie par la visite d’une exposition de l’artiste graffeur portugais Glaçon. Les élèves ont eu l’opportunité d’échanger avec lui, d’en apprendre davantage sur son parcours artistique et sur son travail. Avant la fin de cette visite, il y a eu encore un moment d’échange entre les élèves et les différents intervenants.
Cette sortie a été une expérience à la fois éducative et culturelle, très appréciée par l’ensemble du groupe.
Le vendredi 10 avril, dans le cadre du chapitre « L’humain et ses limites », les élèves de Terminales HLP ont eu la chance de découvrir l’exposition « Martin Parr – Global Warning » lors d’une visite guidée captivante au musée du Jeu de Paume. L’œuvre du photographe anglais, déclinée dans l’exposition en 180 photos, se donne à lire comme une « guérilla visuelle ». Martin Parr, sans se revendiquer militant, propose en effet une œuvre réellement politique qui capte aussi bien les outrances de nos sociétés de loisir et de consommation, que leurs conséquences délétères sur notre environnement. Adepte du flash, adepte des plages, Martin Parr aime aussi à photographier… des photographes dans des mises en abymes toujours espiègles. Son objectif traque avec humanisme nos addictions technologiques, et nous renvoie un reflet étrange et inquiétant de notre rapport aux autres espèces animales.
Le vendredi 17 avril, les élèves de 1ère HLP groupe 1 ont été invités au Festival du livre de Paris, au Grand Palais. Ils ont pu participer à l’enregistrement de l’émission « Le Souffle de la pensée » avec François Sureau, puis à une table-ronde sur le rôle consolateur de la littérature dans la vie des lecteurs, organisée par France TV. Ensuite, ils ont eu quartier libre pour arpenter les stands de maisons d’édition, dans la perspective de rédiger un petit reportage à quatre mains. On salue leur curiosité et leur enthousiasme toujours neufs !