Dans le cadre de la Fête du court-métrage, organisée du 25 au 31 mars dans toute la France, les élèves volontaires du LIEP ont pu assister à deux séances de projection dans l’amphithéâtre du lycée, jeudi 26 mars et mardi 31 mars.

         – Au programme du 1er jour, « Courts vers ta liberté », une sélection de films réalisée par l’Organisation international de la francophonie, qui entre en résonance avec le programme « Défendre et entretenir la liberté » au bac de français (1ère). Dans Warsha (Dania Bdeir), la liberté prend à l’image le sens le plus physique, pour un grutier perché sur la plus haute grue de Beyrouth : mais il s’agit aussi pour lui de préserver, via l’expérience artistique et l’imagination, sa liberté intérieure. Dans Ne réveillez pas l’enfant qui dort (Kevin Aubert), Le Diable et la Bicyclette (Sharon Hakim), et Les Tissus blancs (Moly Kane), on réfléchit sur la liberté des femmes à travers le monde, et leur droit au bonheur : liberté à disposer de son corps, libre-arbitre et liberté de pensée.

         – Pour la seconde projection, les « Coups de coeur des programmateurs » de la Fête du court-métrage nous ont permis de voir dans un autre format des têtes bien connues, devant la caméra, comme derrière. Le haletant Omnibus, de Sam Karmann (Oscar du meilleur film de court métrage en 93) nous démontre que les meilleures intentions mènent parfois à de crissantes catastrophes. Dans Pour le rôle (Pierre Niney), on retrouve François Civil et Noémie Merlant dans un casting vertigineux qui évoque l’univers de Kafka. Beach Flags (Sarah Saidan) et Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux font reparaître la question du destin des femmes, et l’enjeu du sacrifice féminin. Dans Pitchoune (de et avec Reda Kateb), mise en abyme douce-amère, deux frères animateurs de spectacles pour enfants font le point : est-il possible de continuer à deux ?