Vendredi 13 février, 10 de nos Bachibac ont embarqué pour Mexico City accompagnés de leurs enseignants.
Après un long vol ponctué de sourires et d’aventures nous avons atterri à l’aéroport international Benito-Juarez où les correspondants mexicains nous avaient préparé un joyeux comité d’accueil. Une fois l’émotion des retrouvailles passée, chacun a pris la route de sa famille d’accueil avant de commencer les cours à l’UNAM le lundi.

Une journée hors du temps à Teotihuacán, la cité des dieux

Contexte historique : une cité immense et mystérieuse
Teotihuacán est une ancienne cité d’Hommes située à environ 50 km au nord-est de Mexico. Elle a connu son apogée entre le Ier et le VIe siècle après J.-C. et comptait alors presque de 200 000 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes villes du monde à cette époque.
Malgré son importance, l’identité exacte de ses fondateurs reste inconnue. L’idée préconçue que ce serait les Aztèques qui l’aurait bâti est fausse car en réalité ils l’ont découverte alors qu’elle était déjà abandonnée depuis plusieurs siècles. Ce sont eux qui lui ont donné le nom de Teotihuacán, qui signifie « le lieu où les dieux sont nés ». Pour eux, cet endroit avait une dimension sacrée et mythique.
La ville était organisée autour d’un axe principal appelé l’Avenue des Morts, qui reliait les principaux monuments religieux et politiques. Les deux édifices les plus impressionnants sont la pyramide du Soleil et la pyramide de la Lune, qui dominaient la vallée et jouaient un rôle central dans les rituels et les croyances de la population.
Aujourd’hui, le site est protégé et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui explique que l’accès à certaines parties des monuments soit limité afin de préserver ces constructions vieilles de près de 2 000 ans déjà rénové à plusieurs reprises.

Récit de notre visite : marcher dans l’histoire
Nous avons visité Teotihuacán le jeudi 19, de 10 h à 18 h, dans le cadre de notre échange franco-mexicain. Nous étions un très grand groupe : environ 120 élèves, puisque chaque échange réunit dix Mexicains et dix Français, et que six classes préparatoires de l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) participaient également au projet. Cela donnait une ambiance très conviviale.
Dès le début de la visite, nous avons ressenti les contraintes du site : il faisait très chaud et il y avait peu d’ombre pour se protéger du soleil. La marche sur de longues distances, au milieu des pierres et sous le ciel dégagé, était fatigante. De plus, pour des raisons de sécurité et de protection du patrimoine, il n’est désormais plus possible de monter jusqu’au sommet de la pyramide de la Lune, ni de monter du tout sur la pyramide du Soleil. Ces règles peuvent être un peu frustrantes, mais elles sont nécessaires pour préserver ce site exceptionnel.
Malgré tout, la journée a été extrêmement enrichissante. Nous avons d’abord découvert un phénomène assez étonnant : l’écho présent sur le site. À certains endroits, notamment près des pyramides, les sons se répercutent de façon particulière. Quand quelqu’un applaudissait ou parlait fort, le bruit semblait rebondir sur les pierres et se propager loin autour de nous. Les guides nous ont expliqué que l’architecture et la disposition des monuments créent des effets acoustiques surprenants, qui ont sans doute été utilisés à l’époque pour les cérémonies et les rassemblements
Ensuite, nous sommes montés le plus haut autorisé sur la pyramide de la Lune. Même sans pouvoir atteindre le sommet, la vue sur l’ensemble du site était spectaculaire de voir de nos propres yeux l’organisation de l’ancienne cité. Nous avons ensuite traversé l’Avenue des Morts, cette longue allée qui traverse toute la ville antique Puis, nous sommes arrivés devant la pyramide du Soleil. Même si nous ne pouvions pas y monter, nous avons pris le temps de la contempler. Vue d’en bas, elle est encore plus impressionnante et resplendissante
Enfin, nous avons terminé la visite par un passage dans un musée où sont conservées des reliques et des objets archéologiques retrouvés sur le site.

Auteur de l’article : Noam
