Deux spectacles à Paris

Deux spectacles à Paris

  • Vendredi 27 mars, dans le cadre du chapitre de THLP « La recherche de soi », nous étions à la Coupole du Théâtre de la Ville pour voir Un homme sans titreun spectacle seul en scène adapté par Jean-Luc Martinelli du récit autobiographique de Xavier Le Clerc, paru aux éditions Gallimard. Dans ce texte bouleversant, le narrateur revient sur la figure de son père, né en Kabylie, émigré en France, et sur son intégration en tant qu’ouvrier du bâtiment à Mondeville, en Normandie. Le regard s’élargit à toute la famille du narrateur : sa mère et sa fratrie de 8 enfants. Le spectacle, simple, saisissant, parfois espiègle, entre en résonance avec tous les parcours d’exil en s’interrogeant sur le poids des politiques d’intégration dans les trajectoires individuelles et familiales. 
  • Dimanche 29 mars, dans le cadre du chapitre de 1ère HLP « L’autorité de la parole », nous avons participé au festival de théâtre antique des Dionysies (organisé par le Théâtre Demodocos et le Service culturel de la Sorbonne), en assistant à la mise en scène d’Iphigénie en Tauride : dans ce spin-off du mythe d’Iphigénie, sacrifiée en Aulide pour que la flotte grecque puisse se lancer à l’assaut de Troie, le tragédien Euripide imagine que la fille d’Agammemnon, sauvée par Artémis, est devenue sa prêtresse en Tauride (Crimée). La mission que lui a confiée Artémis consiste à préparer au sacrifice tout étranger abordant aux rivages de Tauride. Son frère Oreste, resté en Argos, reçoit quant à lui d’Apollon la mission d’aller précisément en Tauride pour dérober, dans le temple d’Artémis, la statue de la déesse. La situation, troublante, fait émerger une question : comment peut-on définir un acte pieux, quand les Dieux eux-mêmes se contredisent ?  
Une évocation de la guerre d’Algérie

Une évocation de la guerre d’Algérie

            Mardi 27 janvier 2026 tous les élèves des classes de terminale étaient rassemblés dans l’amphithéâtre du lycée pour écouter les témoignages de Christian Travers et Michel Berthélémy, membres de l’association 4ACG, Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre. La guerre d’Algérie est étudiée en classe de Terminale dans le cadre de la décolonisation. Cette guerre atroce qui a duré de 1954 à 1962 a laissé de part et d’autre de la Méditerranée des marques profondes qui n’ont pas facilité les relations franco-algériennes depuis. Pourtant, l’association 4AGC rassemble des Algériens et des Français dans un esprit de solidarité et de fraternité.

            Outre la prise de conscience des violences d’une guerre d’indépendance complexe et de très haute intensité, le message apporté par les témoins, anciens appelés ayant été contraints à ce combat fratricide, a été celui de la paix et de l’amitié entre les peuples. Les élèves ont été impressionnants d’attention et d’intérêt pour ce moment particulier de transmission intergénérationnelle. Le temps des questions a succédé au temps des récits et les élèves ont beaucoup appris au sujet des conséquences humaines d’une guerre que peu savent à quel point elle a été d’une violence extrême. Quelques-uns n’ont pas hésité à la fin de la conférence à venir auprès des témoins poser des questions plus précises ou plus personnelles et ces échanges ont enchanté Christian Travers et Michel Berthélémy. Ils ont été ravis de s’être adressés à un public si intéressé.

            Ce partage étant très réussi, nous tenterons sans doute à nouveau l’expérience l’année prochaine avec peut-être plus de témoins et toujours l’idée que ce combat en faveur de la paix est à mener, pour accompagner la jeunesse vers un monde meilleur, avec conviction et engagement.

Cérémonie de remise du César des Lycéens

Cérémonie de remise du César des Lycéens

Mercredi 18 mars, les élèves de Terminale HLP ont assisté à la Cérémonie de remise du César des Lycéens dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. 

Cet événement vient conclure plusieurs semaines de projet avec un atelier de sensibilisation au rôle de jury piloté par Amélie Dubois pour l’ACRIF ; le visionnage des 5 films dans l’amphi du lycée ; les délibérations en classe avant le vote final.  

 Les 5 films nominés dans la catégorie « Meilleur film » ont permis aux élèves de mesurer la richesse du cinéma français contemporain, tout en travaillant autrement sur le programme de Terminale de leur spécialité.

 Les délibérations ont été difficiles avec L’Attachement, de Carine Tardieu ; Dossier 137, de Dominik Moll ; Nouvelle vague, de Richard Linklater ; La Petite dernière de Hafsia Herzi ; Un simple accident de Jafar Panahi.

 C’est finalement Dominik Moll qui a reçu son deuxième César des Lycéens, après La Nuit du 12, pour le film Dossier 137 : une enquête délicate au sein de l’IGPN sur les bavures policières commises pendant la crise des Gilets jaunes en décembre 2018. Le réalisateur et l’actrice principale, Marie Drucker, se sont prêtés avec une bienveillance entière au jeu de l’interview avec des lycéens passionnés venus de toute la France.

On en ressort admiratifs de l’engagement politique de ce film, qui n’entend rien imposer, mais éveille chez son spectateur un vif désir d’aller au-delà du discours médiatique et des images officielles pour découvrir la réalité occultée des événements historiques.  

Rosabela Afonso au LIEP

Rosabela Afonso au LIEP

Le LIEP a eu le plaisir d’accueillir en janvier l’écrivaine portugaise Rosabela Afonso à l’occasion d’une rencontre avec les élèves. L’autrice a parlé de son parcours personnel et littéraire, ainsi que de son œuvre, en mettant particulièrement en lumière ses ouvrages consacrés aux femmes portugaises célèbres qui ont marqué l’histoire et la culture du Portugal.

 Au cours de cet échange très enrichissant, Rosabela Afonso a également lancé un défi d’écriture aux élèves, les invitant à s’exprimer à leur tour et à faire preuve de créativité. Cette rencontre a ainsi permis d’en savoir un peu plus sur cette écrivaine portugaise contemporaine tout en encourageant à l’écriture et la réflexion.

Exposition aux Beaux-Arts de Paris

Exposition aux Beaux-Arts de Paris

Les élèves de la classe de 1ère 7 se sont rendus le 16 janvier 2026 à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris pour visiter l’exposition Felicità 2025 qui présente les travaux des étudiants en arts plastiques ayant obtenu l’an passé leurs diplômes avec les félicitations du jury.

Les élèves ont pu longuement s’entretenir avec les médiateurs de l’exposition et, pour ceux d’entre eux se destinant à une carrière artistique, obtenir de précieux conseils pour la suite de leurs études.

Sortie au théâtre des Abbesses

Sortie au théâtre des Abbesses

En janvier, les élèves de Terminale et 1ere HLP, et de 1re 6 ont pu assister au théâtre des Abbesses à l’une des premières représentations de la pièce Vie et destin, liberté et soumission, mise en scène par Brigitte Jacques-Wajeman d’après le roman de l’auteur russe Vassili Grossman.

Ce spectacle, qui s’intègre dans le cadre du chapitre « Histoire et violence » en Terminale HLP, livre une représentation polyphonique des totalitarismes du XXe siècle.

Autour du personnage principal, le physicien juif Strum, gravitent une galaxie de personnages confrontés à la violence sans précédent des systèmes nazi et stalinien.

Culte d’un chef unique, nationalisme, antisémitisme, répression des libertés individuelles, persécution des intellectuels : ces deux systèmes, comparés par un Oberstumführer du IIIe Reich, en viennent à converger dans un rapprochement troublant et explosif….

On comprend aisément que le texte de Grossman, interdit à la publication, ait été traqué jusqu’à ses dernières copies par Krouchtchev : c’est une chance qu’un des manuscrits ait été retrouvé vingt ans après la mort de l’auteur pour être diffusé dans le monde entier ! 

Echange avec le Mexique… Suite

Echange avec le Mexique… Suite

Vendredi 13 février, 10 de nos Bachibac ont embarqué pour Mexico City accompagnés de leurs enseignants.

Après un long vol ponctué de sourires et d’aventures nous avons atterri à l’aéroport international Benito-Juarez où les correspondants mexicains nous avaient préparé un joyeux comité d’accueil. Une fois l’émotion des retrouvailles passée, chacun a pris la route de sa famille d’accueil avant de commencer les cours à l’UNAM le lundi.

Une journée hors du temps à Teotihuacán, la cité des dieux

Contexte historique : une cité immense et mystérieuse

Teotihuacán est une ancienne cité d’Hommes située à environ 50 km au nord-est de Mexico. Elle a connu son apogée entre le Ier et le VIe siècle après J.-C. et comptait alors presque de 200 000 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes villes du monde à cette époque.

Malgré son importance, l’identité exacte de ses fondateurs reste inconnue. L’idée préconçue que ce serait les Aztèques qui l’aurait bâti est fausse car en réalité  ils l’ont découverte alors qu’elle était déjà abandonnée depuis plusieurs siècles. Ce sont eux qui lui ont donné le nom de Teotihuacán, qui signifie « le lieu où les dieux sont nés ». Pour eux, cet endroit avait une dimension sacrée et mythique. 

La ville était organisée autour d’un axe principal appelé l’Avenue des Morts, qui reliait les principaux monuments religieux et politiques. Les deux édifices les plus impressionnants sont la pyramide du Soleil et la pyramide de la Lune, qui dominaient la vallée et jouaient un rôle central dans les rituels et les croyances de la population.

Aujourd’hui, le site est protégé et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui explique que l’accès à certaines parties des monuments soit limité afin de préserver ces constructions vieilles de près de 2 000 ans déjà rénové à plusieurs reprises.

Récit de notre visite : marcher dans l’histoire

Nous avons visité Teotihuacán le jeudi 19, de 10 h à 18 h, dans le cadre de notre échange franco-mexicain. Nous étions un très grand groupe : environ 120 élèves, puisque chaque échange réunit dix Mexicains et dix Français, et que six classes préparatoires de l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) participaient également au projet. Cela donnait une ambiance très conviviale.

Dès le début de la visite, nous avons ressenti les contraintes du site : il faisait très chaud et il y avait peu d’ombre pour se protéger du soleil. La marche sur de longues distances, au milieu des pierres et sous le ciel dégagé, était fatigante. De plus, pour des raisons de sécurité et de protection du patrimoine, il n’est désormais plus possible de monter jusqu’au sommet de la pyramide de la Lune, ni de monter du tout sur la pyramide du Soleil. Ces règles peuvent être un peu frustrantes, mais elles sont nécessaires pour préserver ce site exceptionnel.

Malgré tout, la journée a été extrêmement enrichissante. Nous avons d’abord découvert un phénomène assez étonnant : l’écho présent sur le site. À certains endroits, notamment près des pyramides, les sons se répercutent de façon particulière. Quand quelqu’un applaudissait ou parlait fort, le bruit semblait rebondir sur les pierres et se propager loin autour de nous. Les guides nous ont expliqué que l’architecture et la disposition des monuments créent des effets acoustiques surprenants, qui ont sans doute été utilisés à l’époque pour les cérémonies et les rassemblements

Ensuite, nous sommes montés le plus haut autorisé sur la pyramide de la Lune. Même sans pouvoir atteindre le sommet, la vue sur l’ensemble du site était spectaculaire de voir de nos propres yeux l’organisation de l’ancienne cité. Nous avons ensuite traversé l’Avenue des Morts, cette longue allée qui traverse toute la ville antique Puis, nous sommes arrivés devant la pyramide du Soleil. Même si nous ne pouvions pas y monter, nous avons pris le temps de la contempler. Vue d’en bas, elle est encore plus impressionnante et resplendissante 

Enfin, nous avons terminé la visite par un passage dans un musée où sont conservées des reliques et des objets archéologiques retrouvés sur le site.

Auteur de l’article : Noam

Parenthèse culinaire : la cuisine mexicaine

Rencontre avec l’art contemporain à la Ferme du Buisson

Rencontre avec l’art contemporain à la Ferme du Buisson

Le centre d’art contemporain de La Ferme du Buisson, à Noisiel, a accueilli le 8 janvier 2026 les élèves des sections américaine, brésilienne et chinoise de la classe de seconde 2.

L’exposition visitée était Post-Scriptum de l’artiste émergente Monia Ben Hamouda dont les œuvres, inspirées par la calligraphie, dialoguent avec l’Histoire et l’actualité.